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1 - Thème :
Je m’intéresse aux changements des paysages et du fonctionnement des écosystèmes en réponse aux
changements globaux : climat, utilisation des terres et invasions biologiques.
Avec des collaborateurs français, européens, australiens et argentins nous avons développé les concepts et les
méthodologies relatifs aux ‘types fonctionnels végétaux’. L’ensemble de mes travaux concerne le développement et
l’application de cette approche.
J’analyse les changements des écosystèmes herbacés face aux changements d’utilisation agricole, que ce soit son déclin
(en Europe), ou au contraire l’apparition d’usages que les écosystèmes n’ont pas connus à l’échelle évolutive
(en Australie). J’utilise une approche comparative entre sites à travers le monde afin de comprendre si on peut
identifier des principes généraux sur les caractéristiques des plantes (ou traits fonctionnels) qui participent à la
réponse des communautés végétales à ces changements. Ces travaux sont réalisés par des approches de mesures et
expérimentales sur le terrain.
En collaboration avec Wilfried Thuiller, j’applique aussi cette approche pour tenter de modéliser quelles espèces, en
fonction de leurs traits fonctionnels, seront plus ou moins susceptibles aux changements climatiques annoncés.
Je recherche par quels mécanismes (quels traits fonctionnels) la réponse de la composition fonctionnelle de la végétation
aux changements globaux va se traduire ou non en effets sur le fonctionnement des écosystèmes. Par exemple, quels sont les
effets des changements d’usage des prairies sur leur productivité primaire ou sur l’accumulation de litière ? En
collaboration avec Jean-Christophe Clément, nous commençons à examiner cette question pour les processus du cycle de
l’azote qui soustendent la fertilité des prairies.
J’utilise des modèles de simulation développés en collaboration avec Ian Davies (Australian National University) pour
comprendre comment les changements à l’échelle locale (par exemple une parcelle agricole) se combinent dans le paysage.
Par exemple ces modèles permettent d’analyser le rôle de la capacité de dissémination des espèces pour la dynamique des
paysages. Ils permettent aussi de prédire les régimes d’incendies en fonction du climat et de la configuration de la
végétation dans le paysage.
Récemment j’ai commencé à m’intéresser à comment traduire ces changements écologiques en changements pour la société, via
le concept de ‘services écologiques’. On peut identifier les caractéristiques écologiques qui contribuent aux éléments
d’un paysage ou d’un écosystème auxquels les usagers accordent de l’importance. On peut alors projeter comment les futurs
changements des paysages affecterons les usagers.